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Se déplacer en montagne

Comment se déplacer en montagne


On doit être averti des nombreux dangers que comportent la montagne ou en toute autre région accidentée.

Ce qui vous apparaît à distance comme une longue élévation homogène pourrait bien n’être en réalité qu’une série de crêtes et de vallées.

En haute montagne, une étendue de neige ou de glace qui semble continue et facile à traverser dissimule peut-être une descente à pic et profonde de plusieurs dizaines de mètres.

Dans les régions montagneuses de la jungle, les arbres qui poussent dans les vallées creusées par les fleuves atteignent de grandes hauteurs et leurs cimes se trouvent à peu prés au même niveau que les arbres qui grandissent sur les pentes et les collines, là où l’eau se fait rare .
Ce nivellement des cimes présente à l’oeil une ligne solide et uniforme.
La marche en montagne exige une dépense considérable d’énergie et mieux vaut emprunter une autre route.

Se déplacer en terrain montagneux

En terrain montagneux, suivez les vallées et les élévations.

Afin d’économiser temps et force, gardez en marchant le poids du corps directement au-dessus de vos pieds tout en plaçant les talons de vos chaussures bien à plat sur le sol.
Cela devient facile quand les pas se font courts et que l’on avance lentement.

Parfois, il faut monter ou descendre une pente raide ou, encore, gravir une falaise.
Avant le départ, étudiez soigneusement votre parcours tout en vous assurant des endroits où vous pourrez vous agripper et poser les pieds.
Vérifiez chaque prise avant d’y abandonner votre poids, lequel y sera également distribué.

Observez les recommandations suivantes:

1) A moins d’y être obligé, ne vous appuyez pas sur des roches branlantes.

2) Avancez constamment, vos jambes poussant votre poids et vos mains gardant l’équilibre .
Essayez de maintenir trois points de contact; ne bougez qu’une main ou qu’un pied à la fois.

3) En tout temps, faites en sorte de pouvoir vous déplacer dans une direction ou dans l’autre sans danger.

4) Descendez la pente de face le plus longtemps possible. Ainsi , vous pourrez mieux voir votre chemin et découvrir les meilleures prises.

5) Dans les pentes abruptes, ne faites vos descentes en rappel que s’il n’y a pas moyen de faire autrement.

L’équipement pour descendre pentes et versants

Lorsque vous avancez en région montagneuse ou sur la neige et la glace, efforcez-vous de trouver ou d’improviser un câble solide ainsi qu’un piolet (hache à glace).

Sans cela, il vous sera difficile, voire impossible, de réussir une descente.
Si vous le pouvez, utilisez à cette fin les cordages d’un parachute et, en guise de piolet, une solide tige de métal.

La descente rapide en rappel

Faites passer le câble, réparti en deux longueurs égales, autour d’un arbre ou d’un rocher.

En vous tenant légèrement de côté, face à l’ancrage, passez ce double câble en arrière de votre dos et en-dessous de vos bras.
La main la plus proche de l’ancrage doit guider votre descente tandis que l’autre doit vous retenir.
Pour arrêter ou freiner , ramenez cette main vers l’avant de votre corps afin de bloquer le câble. Tout en exécutant ce mouvement, tournez-vous face au point d’attache.
Une fois la descente terminée, dégagez le câble en tirant sur une des deux extrémités.
N’employez cette technique de rappel que dans un versant d’inclinaison modérée ou une longue pente douce.
La descente effectuée selon cette méthode est rapide et facile, tout particulièrement quand le câble est mouillé.

Les déplacements sur les étendues de neige et les glaciers

La manière la plus rapide de descendre une côte enneigée consiste à se laisser glisser sur les pieds tout en utilisant un piolet ou un solide bâton d’environ cinq pieds de longueur pour se soutenir et ralentir sa chute.
Le piolet ou le bâton servent également à sonder de terrain afin d’éviter les crevasses meurtrières et traîtresses.

Les crevasses traversent généralement un glacier à angle droit de la direction de son écoulement et il est habituellement possible de les contourner puisqu’elles ne s’étendent que très rarement sur toute la largeur du glacier.
Si la neige en recouvre la surface, il faut redoubler de prudence et chacun des membres du groupe doit être relié à un câble.
Autant que possible, évitez les régions où les crevasses et les glaciers abondent.
Il est plus facile de franchir une pente quand on y enfonce les talons en empruntant un tracé en diagonale.

Méfiez-vous tout de même des avalanches, plus particulièrement durant le dégel du printemps ou après une chute de neige abondante.

Quand vous avancez dans une région propice aux avalanches, ne restez pas dans la vallée.

Eloignez-vous du pied d’un versant mais si vous devez marcher sur le flanc de celui-ci , passez le plus haut point possible.
Lorsque vous escaladez une pente, montez-la verticalement.
Si vous êtes pris dans une avalanche, essayez de vous maintenir au-dessus de la neige en effectuant des mouvements de natation.

La neige poussée par le vent forme des projections en saillie qui surplombent les crêtes et s’ajoutent aux périls déjà nombreux que présente la marche dans les régions montagneuses et enneigées.
Ces projections ou corniches ne supporteront pas votre poids.

Il est possible de les détecter du côté sous le vent mais lorsque l’on se trouve du côté au vent, on n’aperçoit plus qu’une douce arête emmitouflée de neige.
Suivez la crête sur le côté au vent en marchant le plus au bas possible de la corniche.



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